Biofeedback dans la psychologie du sport

En sport, il est important que l'athlète prenne conscience d’un maximum de processus endogènes. Biofeedback l’aide sur cette voie.
Voici quelques utilisations concrètes de Biofeedback dans la psychologie du sport.
Suppression de l’angoisse de la compétition :
Dans l’objectif d’effectuer une désensibilisation systématique, le sportif est mis en situation de compétition angoissante au moyen d’images ou de séquences vidéo. L’utilisation de méthodes de relaxation et la dérivation des paramètres correspondants (pouls, respiration, conductivité de la peau, contraction musculaire) permettent de réduire la peur et, le cas échéant, de dissiper l’état d’angoisse. Il s’ensuit logiquement une amélioration de la performance en compétition.
Régulation de l’activation :
Tout sportif possède ce qu'on appelle une « zone de fonctionnement idéal ». On entend par là la zone de tension ou d’activation qui lui permet de réaliser ses meilleures performances. De nombreux sportifs se trouvent dans cette zone pendant l’entraînement. Mais en compétition, il arrive qu’une libération hormonale supplémentaire conduise à une « surtension » ou à une « suractivation » et donc à une mauvaise performance.
Optimisation de la reconstitution :
En accompagnement des mesures actives et passives de régénération. L'athlète apprend à décontracter ses muscles plus rapidement et mieux, ainsi qu’à se relaxer mentalement. Ceci permet d’approfondir l’effet des mesures de reconstitution. Il est ainsi possible d’intensifier l’entraînement sportif, car l’effet souhaité (amélioration des performances) est obtenu plus rapidement.
Assistance de rééducation à la suite de blessures :
Ici aussi, un entraînement de relaxation est indispensable. L’utilisation de Biofeedback aide le sportif à reprendre le contrôle de ses muscles, à diriger correctement sa force ou à muscler symétriquement chaque partie de son corps. Par ailleurs, cet entraînement permet d’éliminer la peur éventuelle d’une nouvelle blessure.
Affinement de la technique :
Une activation incorrecte conduit presque toujours à une baisse des performances, que ce soit de manière directe ou indirecte, car physiquement, le sportif ne se sent pas bien. Grâce à l’entraînement Biofeedback des paramètres pouls, respiration, tension musculaire et conductivité de la peau, il est en mesure de ressentir les tensions indésirables, de détecter les mouvements peu économiques et de les influencer ou de les modifier dans la direction désirée.
« Système de détection précoce » :
Des séances régulières de Biofeedback permettent de déterminer le rapport entre l’effort et le repos. Si l’effort est trop important et le repos insuffisant, les paramètres indiqueront une évolution en direction du surentraînement. Cela inclut notamment un pouls plus élevé au repos, une absorption réduite de l'oxygène, une tension musculaire élevée, des modifications dans la courbe respiratoire et une diminution générale de l’aptitude à se détendre.
